L'Amérique du sud : Jean-Pierre en rêvait
Nous avons donc, cette année, choisi de partir durant pratiquement un mois en Bolivie, en faisant une petite incursion dans le nord du Chili et dans le nord de l'Argentine. Notre programme établi, nous passons par l'agence Nomade qui se charge de la partie logistique. Tout doit donc s'enchaîner parfaitement... enfin normalement ...
Anthony choisi, cette année encore, de partir avec nous.
La Bolivie est une république démocratique, avec 2 capitales : La Paz capitale administrative et Sucre la capitale constitutionnelle. Sa géographie est variée, comprenant des territoires de la Cordillère des Andes, de l'Altiplano, de l'Amazonie et du Gran Chaco. Le taux de pauvreté est d'environ 60 %. Les principales activités économiques sont l'agriculture, la sylviculture et la pêche, les produits manufacturiers, comme le textile, l'habillement, les métaux, et le pétrole raffiné. La Bolivie est très riche en métaux comme l'étain, l'argent, ou encore le lithium.
La population bolivienne est multi-ethnique avec des Amérindiens, des Métis, des Européens, des Asiatiques et des Africains. La langue principale est l'espagnol, bien que les langues aymara et quechua soient également fréquentes. 

Jeudi 7 juillet


Nous partons de Marseille à 21h et passons une nuit à l'hôtel à Roissy car nous devons être à l'aéroport le lendemain matin à 8h.

Vendredi 8 juillet

C'est parti ! on décolle à 11h30 de Paris pour New York. A New York on passe les contrôles : prise d'empreintes des 2 mains, photographies, on se rend à la porte d'embarquement pour Miami, l'embarquement commence et tout à coup tout s'arrête et la femme annonce que le vol est annulé à cause de mauvaises conditions météo sur Miami, que nous devons aller à une borne téléphonique pour changer nos billets.
A la borne il y a une queue d'enfer et beaucoup de personnes ne comprennent rien, comme nous.
Une jeune portugaise nous aide et on nous annonce que nous n'aurons pas de vol avant le lendemain sauf si l'on accepte de passer par Lima, ce qui ne nous intéresse pas.
Nos bagages sont soi-disant déjà partis... on ne voit pas comment vu que le vol a été annulé !
On nous indique ensuite le bureau de l'Américan Airlines on nous réserve donc le vol pour le lendemain et nous demande une carte de crédit pour réserver un hôtel, car bien sûr, vu que les causes sont les conditions climatiques, la compagnie ne paye rien. Puis finalement, la femme trouve un autre vol un peu plus tôt mais qui part de l'aéroport Gardian, elle nous réserve donc un autre hôtel (en oubliant d'annuler le premier, ce qui nous coûtera 90 $)
Il nous faut ensuite prévenir notre guide de Bolivie pour lui dire que nous arriverons un jour plus tard, nous essayons de joindre Régis de Nomade, qui s'occupe de toute l'Amérique du sud, mais comme nous n'avons pas l'indicatif à composer pour appeler l'Argentine de New York, nous appelons notre fils Nicolas à Paris, il contact Régis, qui nous rappelle ensuite.
Ensuite nous prenons un taxi pour aller à notre hôtel près de l'aéroport Gardian, il tombe des cordes.
Arrivés à l'hôtel nous étudions le guide de New York qu'Anthony a apporté pour organiser son prochain voyage, ça tombe bien. Le lendemain nous prévoyons donc d'aller à Time Square et Broadway.
La pluie s'est arrêtée, nous allons donc nous balader et trouver un petit resto.

Samedi 9 juillet

Départ 7 h par le métro pour Broadway,
après 45 mn nous arrivons au milieu des buildings avec des pubs lumineuses immenses. Nous remontons jusqu'à Central Park, magnifique îlot de verdure en plein coeur de New York.
Puis il ne s'agit pas de louper notre vol, nous reprenons donc le métro jusqu'à l'hôtel, puis la navette jusqu'à l'aéroport. Cette fois nous nous envolons pour Miami. A notre arrivée mauvaise surprise, nos sacs n'y sont pas, ils sont peut être à La Paz mais en fait personne n'en sait rien !

Dimanche 10 juillet

Nous arrivons à La Paz, là pareil pas de bagages, nous devons faire une réclamation pour qu'ils nous soient livrés à notre hôtel le lendemain.
Marcello notre chauffeur nous attend pour nous conduire directement au lac Titicaca, JP a la tête qui tourne un peu : la fatigue et l'altitude, La Paz est à 3800 m c'est la capitale la plus élevée du monde. 
Le lac Titicaca est lui, le plus vaste lac de haute altitude du  monde, situé de part et d’autre de la frontière entre la Bolivie et le Pérou. Marcello nous emmène jusqu'à Copacabana où notre guide Victor nous attend. Au détroit de Tiquina nous devons prendre un bac pour traverser une partie du lac puis nous roulons jusqu'à Copacabana.
Nous y retrouvons Victor avec qui nous prenons une petite embarcation qui nous dépose sur l'île del Sol. Nous n'avons pas eu la journée pour nous adapter à l'altitude et arrivés sur l'île, qui est encore plus haute, nous ne nous sentons pas en forme pour faire la randonnée prévue.
Nous visitons des ruines de maisons incas, puis nous déjeunons dans un gîte d'où la vue est superbe. Le repas est composé de maïs, de fèves, de pommes de terre locales, de friture de poisson et de fruits et bien sûr du maté de coca. Le maté de coca est un thé à base de feuille de coca, plante des Andes que mastiquent les indiens depuis des centaines d'années, elle permet de mieux supporter l'altitude, coupe la faim et donne de l'énergie, elle est aussi la base de la cocaïne et entre aussi dans la composition du Coca Cola ! mais pas question d'en passer aux USA ou en Europe car on serait accusés de passer de la drogue !!
JP a de plus en plus mal à la tête malgré l'aspirine. Victor nous propose de passer la nuit dans ce gîte plutôt que dans l'autre hôtel qui se trouve à 2h de marche, en montée bien sûr !
JP part donc se reposer et nous partons Anthony et moi faire un petit tour. Nous essayons de ne pas trop monter car nous sommes super vite essoufflés.

Anthony râle un peu de devoir rester dans ce gîte car il est en pleine forme, en revenant de notre balade il repart donc tout seul à l'exploration de l'île.
J'ai toujours mal à la tête mais rien en comparaison de JP qui ne gardera pas dans l'estomac une super truite du lac qu'on nous sert pour le dîner. Il passe donc au traitement supérieur et prend un Diamox qui lui permet de passer une bonne nuit.
Encore heureux que j'avais gardé les médicaments dans mon sac à dos. 

La nuit est froide et les carreaux du gîte sont gelés, mais il y a de grosses couvertures et finalement nous n'aurons pas froid.

Lundi 11 juillet

Réveillée à 6h30  je sors doucement pour aller admirer le lever du soleil sur le lac, Anthony me rejoint pour filmer.
JP se réveille en forme et nous pouvons partir à 8h pour faire une petite balade d'une heure pour rejoindre l'embarcadère où nous reprendrons le bateau pour Copacabana.
La montée est raide et j'apprécie qu'Anthony prenne mon sac à dos car je suis vite essoufflée, mais ce qui est drôle c'est que si on s'arrête quelques minutes on récupère très vite. Victor reçoit un coup de téléphone et il nous annonce que nos bagages sont arrivés à l'hôtel, c'est un soulagement car on ne se voyait pas passer un mois sans nos bagages et sans nos duvets.
A Copacabana nous visitons la ville et la Basilique de Nuestra Se±ora. A l'entrée de l'église plusieurs petits stands vendent tous les objets de la vie courante en miniatures, une personne qui souhaite avoir une voiture par exemple, achètera une voiture miniature qu'elle apportera à l'église et verra peut être son vœu exaucé.
Victor nous dit qu'il nous retrouvera après le déjeuner près de l'église. Quand nous le retrouvons il nous dit : je suis garé plus loin, et nous comprenons pourquoi en voyant un énorme bus qui nous attend pour nous tous seuls, nous lui demandons si il en avait acheté un petit qu'il a porté ensuite à l'église !
Nous avons 150 km à faire jusqu'à La Paz, et devons prendre un bac différent de notre car pour retraverser le détroit.
L'arrivée à La Paz est impressionnante, la ville est dans une cuvette et tous les flancs des montagnes environnantes sont recouverts de petites maisons de brique entassées les unes sur les autres.
Beaucoup de femmes sont en costume traditionnel : la pollera, jupe portée par-dessus de multiples jupons, la chompa (pull en laine), une blouse, une veste courte, un tablier, parfois une manta (châle en laine), un chapeau melon, souvent noir, sous lequel leurs longs cheveux sont attachés en 2 tresses jointes par un pompon de laine noire (le pocacha) et elle porte sur le dos, noué autour du cou l’aguayo, rectangle de tissus orné de rayures horizontales de couleur, qui leur sert de sac fourre-tout dans lequel on peut transporter un bébé.
L'hôtel Rosario est très bien situé et très agréable. Nous apprécions la douche chaude et le fait de pouvoir changer nos vêtements !
Anthony consulte ses mails et apprend qu'une entreprise veut bien l'embaucher pour faire son école d'ingénieur en alternance. Il appelle donc la personne qui lui demande son numéro de sécu pour établir le contrat, encore heureux que notre voisine a les clefs de notre maison pour trouver les renseignements. Le mail doit partir aujourd’hui car après nous ne sommes plus sûr d'avoir facilement l'accès à Internet et surtout aux bonnes heures.

Mardi 12 juillet

9h30 nous avons rendez-vous avec Nelson, notre chauffeur guide qui nous conduira jusqu'à la frontière chilienne. Il nous dit que la cuisinière va arriver, elle s'appelle Betty. En fait c'est sa femme mais nous l'apprendrons par la suite. Il nous dit qu'il y a un problème, c'est que le gouvernement a suspendu la livraison d'essence dans toutes les stations de la Bolivie mais qu'il va falloir tout de même essayer d'en trouver car nous allons dans des zones désertiques où il n'y a rien. 
Nous prenons la route principale pour sortir de La Paz mais là surprise : des manifestants ont montés des barricades et coupé la route. Nous devons passer par d'innombrables ruelles en travaux pour, au bout d'une heure, sortir de La Paz et trouver une station où il reste de l'essence et où il n'y a pas de queue. 
La première étape nous conduit au pied du volcan Sajama 6500 m d'altitude. La route s'élève à travers un décor surprenant composé de canyons et de défilés avant de déboucher sur le plateau du désertique du Sajama. Les paysages commencent a être magnifiques. Nous voyons les premiers troupeaux de lamas.
Le lama est un camélidé domestique d'Amérique du Sud. Le terme de lama est souvent utilisé de manière plus large pour s'appliquer aux quatre espèces animales proches qui constituent la branche sud-américaine des camélidés : le lama blanc, l'alpaga, le guanaco et la vigogne.
Nous dormons chez l'habitant, les chambres sont très propres, et Betty s'installe pour nous préparer tout d'abord le maté de Coca et ensuite un bon repas. Le petit garçon de la famille Carlos est adorable, il adore se regarder dans l'appareil photo et surtout appuyer sur le bouton du flash qu’Anthony a eu le malheur de lui montrer. J'imprime une photo de lui et la donne à son père qui est ravi.
Il fait 0° dans la chambre et – 10° dehors, au milieu de la nuit je sors ma chapka du sac car j'ai la tête congelée !

Mercredi 13 juillet

Lever à 7h, la douche est glacée donc la toilette est vite faite !
Ce matin nous reprenons la piste pour aller dans le pays Urus par des pistes sablonneuses. Après avoir traversé le rio Lauca et plusieurs lagunas, apparaissent les chullpas polychromes les plus belles de Bolivie. Les chullpas sont les tombes des seigneurs aymaras de l'époque pré-inca.
Nous pique-niquons au bord d'une lagune avec une vue imprenable sur les flamants roses.  
Après plusieurs heures de piste nous entrons dans la communauté des Chipayas, communauté millénaire dont la culture remonte à 1500 ans avant J.C.. Retranchés aux abords du Salar de Coïpasa, les Chipayas vivent de chasse, pêche, quelques plantations et d'élevage. Cette communauté a conservé, à l'écart de tous et au sein d'un climat rude (froid, vent, inondations), une culture intacte.
Quand nous arrivons au refuge à Santa Ana de Chipaya, une mauvaise surprise nous attend : le gardien est parti à plusieurs centaines de km de là en emportant les clefs du refuge. Nelson va voir plusieurs personnes du village et passe plusieurs coups de téléphone, mais sans succès. Le premier hôtel se trouve à 1h1/2 de piste plus loin à Sabaya. Pas d'autre solution, nous prenons quelques photos du territoire Chipayas et c'est parti pour pas très longtemps car après 1/2 h de piste c'est la crevaison ! Nelson revêt sa combinaison de mécano et avec l'aide d'Anthony change la roue sous la poussière de gros camions de chantier qui ne ralentissent pas.
Nous arrivons à Sabaya dans la nuit, le 1er hôtel est fermé et dans le second la femme ouvre des yeux ronds comme si elle découvrait tenir un hôtel, il faut dire que ses chambres ne doivent pas être occupées tous les soirs, encore heureux qu'elle tient une épicerie ! Il n'y a pas d'eau dans l'hôtel mais une pompe à main dans un coin permet de se rafraîchir. Betty nous improvise le resto dans leur chambre ! Cette nuit nous apprécions nos duvets qui permettent de supporter une température jusqu'à -20°, l'investissement n'aura pas été inutile !!

Jeudi 14 juillet

Aujourd'hui le programme est modifié car nous devions passer la journée chez les Chipayas ce que nous ne ferons pas car il faudrait refaire la route en arrière. Nous allons donc jusqu'à la frontière Chilienne car malgré les 2 bidons que nous transportons sur le toit du 4x4, nous n'en n'aurons pas suffisamment pour tenir jusqu'au Salar d'Uyuni. Plusieurs pompes sont fermées mais celle de l'essence est encore en service, c'est déjà ça. Nous devons traverser le salar de Coïpasa, immense étendue de sel, dont la traversée est difficile car il a neigé 10 jours plus tôt et la neige ayant fondue, le sel est recouvert d'une pellicule d'eau qui par endroit cache des marécages et des trous. Nelson descend de la voiture pour étudier le terrain,
mais cela ne passera pas, nous devons faire un détour, un gars sur un tracteur nous dit que la traversée à cet endroit est impossible et qu'il va nous falloir faire un grand détour par l'endroit où le sel est exploité. Cela nous permet de voir les hommes qui travaillent dans des conditions archaïques pour casser les plaques de sel à l'aide d'une sorte de coupe-coupe et les transporter jusqu'à un énorme camion. Les hommes ont des cagoules qui ne laissent voir que leurs yeux, car à cette altitude (environ 3500 m) le soleil tape fort et le sel attaque la peau.
La traversée de ce salar est sublime : les montagnes enneigées se reflète dans le miroir formé par la pellicule d'eau sur le sel, Nelson roule prudemment sur cette pellicule.
Après plusieurs km nous atteignons l'autre rive où 3 militaires nous arrêtent pour nous demander ce que nous faisons là, où nous allons et aussi si nous pouvons leur donner à manger, ce que nous faisons car les pauvres ne sont que tous les 3 sous une malheureuse tente et n'ont pas l'air d'avoir grand chose. Ils sont contents et nous laisse passer. Nous faisons le tour du Salar et nous arrêtons encore pour pique-niquer dans un endroit somptueux où les cactus apparaissent. Nous en profitons pour faire quelques photos amusantes avec le fisheye.
Nous prenons ensuite la direction d'Alcaya en passant par le village de Tauca où nous faisons une petite pause sur la place du village, la même que dans tous les villages avec une église sur un côté et pas âme qui vive sauf un petit garçon à une fenêtre à qui nous donnons un petit ballon.
Le refuge d'Alcaya est très bien avec de l'eau tiède. Nous avons droit à une sorte de salle des fêtes pour le dîner : grand luxe ! Anthony monte jusqu'à une cité pré-inca qui se trouve sur une petite colline à côté, de là-haut la vue n'est pas mal mais sans plus.

Vendredi 15 juillet

Réveil pas trop en douceur pour JP qui se prend une décharge électrique dans la main, en prenant sa douche ! En Bolivie le système d'eau chaude dans les douches est original : une résistance se trouve au niveau du pommeau de douche pour chauffer l'eau, pas mal comme système sauf quand les fils sont dénudés et que l'on commence à trifouiller les boutons ! Sa première pensée en sautant hors de la douche fut pour Claude François !!
Il s'en sort bien, mais on est loin de soupçonner que cette histoire nous fera louper le vol Miami-Paris ... !
Nous ne montons pas jusqu'au site pré-inca qu'Anthony n'a pas trouvé génial et reprenons la route en passant encore une fois près de la frontière chilienne pour refaire le plein.
Puis nous continuons jusqu'au salar d'Uyuni. Le midi nous pique-niquons sur la place d'un village abandonné. Arrivé à Coquesa, au pied du Volcan Tunupa, au bord du Salar d'Uyuni nous cherchons un refuge et ce n'est pas évident car il y a tout de même beaucoup de touristes pour un petit village comme celui-là. Nous devons attendre la propriétaire de l'un deux pour savoir si il y a effectivement de la place. En attendant Nelson téléphone à Régis qui lui annonce que la frontière avec le Chili est fermée à cause de la neige dans la laguna Verde, la visite de la laguna colorada semble aussi compromise, nous verrons plus tard. Anthony aimerait bien aller sur le salar mais Nelson ne veut pas car ensuite il n'y a pas d'eau pour enlever le sel de la voiture. Nous faisons donc une balade en bordure où il y a plein de flamants roses, mais Anthony râle car il aurait bien aimé aller faire des photos avec des effets d'optiques.
La propriétaire du refuge arrive enfin par bus d'Uyuni qui se trouve à 110 km soit 5 heures de bus ! elle est chargée de 2 gros sacs avec des provisions pour son épicerie. La chambre est bien libre mais il n'y a pas d'eau, Nelson nous dit que le lendemain nous irons voir ailleurs. Il réserve le guide qui emmènera Anthony à l'ascension du Volcan Tunupa  5400 m, le lendemain matin. Au moment du dîner 2 touristes espagnols à vélo, blancs de sel, viennent nous demander si il y aurait une douche, malheureusement non, ils reprennent courageusement leur vélo dans la nuit après avoir fait 84 kms dans l'eau et le sel, pour essayer de trouver un refuge avec une douche, quel courage !

Samedi 16 juillet

7h30 Anthony par avec Nelson pour rejoindre le guide qui lui fera faire l'ascension du volcan, du moins jusqu'au dernier mirador accessible à 4800 m.
Quant à nous nous allons avec Nelson au village voisin pour essayer de trouver un nouveau refuge.
En cours de route nous visitons un musée très kitch, le propriétaire cherche dans la nature des pierres qui représentent toutes sortes de choses, de personnes ou d'animaux et les installe dans un petit jardin. Il y des choses étonnantes, par exemple de longues pierres qu'il a superposées, qui bougent quand le vent souffle ou quand on les pousse mais qui ne tombent pas.
Nous visitons aussi un hôtel réalisé entièrement avec le sel du salar.
Nous trouvons un autre refuge avec de l'eau. Après le déjeuner vers 14 h, nous montons en direction du volcan pour attendre Anthony qui doit redescendre vers 15h et visitons une grotte où se trouvent des momies très bien conservées.
Anthony arrive, il est mort de fatigue et nous dit qu'à plusieurs reprises il a failli rebrousser chemin, non seulement l'altitude coupe le souffle et ensuite la neige ne permettait pas de suivre le sentier, il fallait donc marcher sur une pente recouverte de petits cailloux qui à chaque pas le faisait redescendre et tout ça sans équipement particulier. Mais il était content d'y être arrivé. Le guide, un petit pépé vêtu d'un petit pull ne paraissait absolument pas fatigué. 
Nous déménageons dans notre autre refuge, encore en construction, mais nous avons droit à la chambre d'un des enfants de la famille qui est très bien.

Dimanche 17 juillet

Le doigt de la main de Jp qui a reçu la décharge prend une couleur bizarre et est recouvert de cloques, il met de la Biafine et Nelson lui dit qu'il faudra aller dans une pharmacie dans la prochaine grande ville.
Ce matin nous commençons la traversée du salar d'Uyuni jusqu'à l'île d'Incahuasi, il y a environ 70 kms en roulant sur l'eau, le salar d'Uyuni est lui aussi recouvert d'une pellicule d'eau à cause de la neige tombée il y a 10 jours. Avec une superficie de 12 500 km2, elle constitue le plus vaste désert de sel du monde et représente un tiers des réserves de lithium exploitables de la planète. Ses dimensions sont de 125 kilomètres sur 100. Sa formation remonte à 40 000 ans, quand l'étendue d'eau salée était une partie du Lago Minchin, un lac préhistorique géant. En s'asséchant, il laissa derrière lui deux petits lacs encore visibles, le Lago Popo et le Lago Uru Uru et deux grands déserts de sel, le Salar de Coipasa et le gigantesque Salar de Uyuni.
Le paysage est magnifique. L'île est entièrement recouverte de cactus géants. Nous montons jusqu'au sommet de l'île où les points de vue sur le salar sont splendides.
Ce n'est pas facile de trouver un endroit où le salar n'est pas recouvert d'eau, ça ne va pas être facile de faire nos photos à effets. Nous contournons l'île et trouvons un endroit un peu plus sec où nous pouvons en faire quelques unes.
Ensuite nous pique-niquons sur le salar et reprenons la traversée pour nous diriger vers San Juan. En cours de route, Nelson arrête la voiture et Anthony descend pieds nus dans l'eau glacée pour filmer, par moment on ne distingue plus la ligne d'horizon. Un autre arrêt, 1h après, cette fois dans un endroit sec, nous permet de faire plein de photos amusantes dont certaines avec Nelson et Betty qui s'amusent beaucoup.
Nous quittons le salar pour reprendre la piste à travers un paysage aride, Nelson arrête les quelques chauffeurs que nous croisons pour savoir si la laguna Colorada est ouverte, apparemment oui mais par contre la laguna Verde où se trouve la frontière chilienne est toujours fermée.
L'hôtel la magie de San Juan est magnifique et très douillet, cela fait un bien fou après toutes ces nuits en refuge ! Le propriétaire est super sympa et nous dit qu'il n'ouvre que quelques mois par an, le reste du temps il est à Sucre dont il est originaire. Nous discutons pas mal avec lui et les autres occupants de l'hôtel un couple de français et leurs 2 enfants qui font un circuit dans le sens inverse du nôtre. Ils sont allés à la laguna Colorada, mais on dû payer un pourboire au gardien pour pouvoir faire le tour en voiture, c'est apparemment lui qui décide qui peut entrer ou non.
La soirée se passe tranquillement au coin d'un bon feu, ce qui n'est pas courant car ici on ne chauffe pas les maisons.

Lundi 18 juillet

Départ pour la laguna Colorada, en route on téléphone à Régis qui confirme que la laguna Verde est effectivement fermée à cause de la neige et que nous devrons prendre un bus à Ollaguë, durant 6 h, pour arriver au Chili.
Sur la route nous nous arrêtons à Baya de Rochas, des rochers rouge de formes diverses, se dressent à cet endroit.
Nous déjeunons ensuite dans le refuge où nous passerons la nuit, Anthony en profite pour étendre son pantalon à côté de la viande qui sèche au soleil sur le fil à linge.
La route jusqu'à la laguna Colara est superbe, nous traversons plusieurs lagunes, la laguna Camina et la laguna Céleste pour arriver enfin à la laguna Colorada.
C'est une lagune du type "alto-andine", qui contient des îles de borax. La coloration rouge de ses eaux est due à des sédiments de couleur rouge et aux pigments de certains types d'algues qui y vivent. Les tons de l'eau vont des nuances marron jusqu'aux rouges intenses.
C'est un lieu de reproduction pour les flamants des Andes que l'on dénombre par milliers dans ces eaux riches en minéraux.
Là le gardien veut bien nous laisser passer mais seulement à pied. Nous partons donc à pied, mais le trajet, jusqu'au lac, dans la neige est long. JP qui est en baskettes reste sur la piste. Le plus dur est de refaire le trajet en sens inverse mais là nous avons la bonne surprise de voir Nelson arriver avec le 4x4, en fait le gardien a bien voulu le laisser passer pour nous rechercher. Pendant la route du retour les virages me donne mal au ventre et JP a super mal à la tête. Nous sommes contents d'arriver au refuge où un peu d'alcool de menthe me rétablit, JP devra à nouveau reprendre un Diamox pour passer une bonne nuit.
Le lendemain matin nous devons être en forme car nous devons prendre notre bus jusqu'à San Pedro de Atacama au Chili, normalement celui-ci est à 10 h à la frontière Chilienne à 100 kms de là.

Mardi 19 juillet

JP a bien dormi et est de nouveau en forme.
Nous partons à 8 h 30 pour prendre notre bus à la frontière chilienne. Un papier de déclaration de devises manque dans le passeport d'Anthony, sûrement le réceptionniste de l'hôtel de La Paz l'a fait tomber en faisant des photocopies du passeport, espérons qu'ils ne vont pas nous ennuyer à cause de ça.
10 mn après la sortie du village, de la fumée sort du capot de la voiture, Nelson regarde et en fait l'eau du radiateur est gelée, arrêt d'un quart d'heure et après un peu de bricolage ça repart.
En cours de route Nelson fait des arrêts photos et quand je lui dis : et le bus ? Il me dit : pas de problème. Nous passons au pied d'un volcan en activité, une fumée s'en échappe.
Nous arrivons à la frontière vers 11 h, nous passons la douane bolivienne sans problème avec le papier manquant et entrons dans la zone franche où se trouve un poteau et 3 personnes qui attendent aussi le bus.
Betty sort sa cuisine ambulante et se met à nous cuisiner des pâtes en attendant le bus qui en fait n'arrivera que vers 12 h 30 !
Nelson et Betty nous quittent pour repartir chez eux à Tupiza où nous passerons à notre retour d'Argentine, peut être les reverrons nous : ils étaient vraiment adorables.
Nous montons dans le bus et nous arrêtons 1 km plus loin à la frontière chilienne pour la fouille des bagages et ensuite à un petit resto après la douane pour ceux qui veulent déjeuner, donc le départ effectif ne se fera qu'à 14 h. Le bus s'arrête souvent et quand nous lui demandons pourquoi, le chauffeur nous dit attendre un autre bus car il n'a pas d'argent pour acheter de l'essence. Nous ne comprenons pas trop pourquoi il n'a pas fait le plein avant mais bon...
Les paysages sont toujours aussi beaux.
A Calama nous nous arrêtons à une station service et là effectivement un bus arrive et le chauffeur donne de l'argent au nôtre pour prendre de l'essence, original comme organisation mais ici il ne faut s'étonner de rien !
Nous arrivons à San Pedro de Atacama vers 19 h. Après les grands salars désertiques de Bolivie cela nous fait tout drôle d'arriver dans cette petite ville bondée de touristes, on se croirait dans un village reconstitué de Disney Land !
L'hôtel Takha Takha est sympa, petits bungalows avec chauffage et piscine... glacée !
San Pedro de Atacama  est situé en plein désert d'Atacama et est dominé par le volcan du Licancabur (5 916 m d'altitude) et par le volcan de Sairecabur (5 971 m d'altitude). 
Nous nous rendons à l'agence où nous devons retirer nos billets de bus pour l'Argentine. A l'agence la femme n'arrive pas à nous les imprimer et nous demande de repasser le lendemain, mais elle nous précise tout de même que la frontière est fermée depuis un mois à cause de la neige et que ce n'est pas vraiment prévu qu'elle ouvre dans les jours qui suivent !
Intéressant, mais nous verrons tout ça demain après-midi, en attendant nous allons changer de l'argent chilien et manger un plat très chilien : 1 pizza et des pâtes !!

Mercredi 20 juillet

Départ à 4 h 15 du matin pour se trouver aux geysers d'el Tatio au lever du soleil. Nous y arrivons vers 7 h dans un froid glacial - 6° avec un vent de folie qui m'empêche de respirer, je mets gants de ski, chapka, 1 doudoune et 2 blousons, la main devant le nez et sort enfin du minibus ! Il y a pas mal de neige et un super ciel bleu, mais le vent empêche la vapeur de monter très haut. L'eau qui sort est à environ 80°, une petite piscine naturelle d'où l'eau ne sort qu'à 35° permet de se baigner mais les volontaires ne sont pas au rendez-vous !
Un petit déjeuner nous est servi dans un refuge, où je fais le portrait du siècle de JP avec sa chapka !
Nous sommes entourés de volcans dont certains sont encore en activités. Nous faisons ensuite un arrêt au village de Machuca où l'on goûte une brochette de viande de Lama, les toits en paille des maisons sont tous surmontés d'une croix décorée.
L'après-midi nous visitons la vallée de la lune avec les 3 Maries, 3 rochers en forme de vierge Marie, puis la vallée de la mort où un vent d'enfer souffle.
Nous allons ensuite admirer le coucher de soleil sur la vallée de la lune.
En rentrant nous passons à l'agence de bus pour voir si il y a du nouveau, mais malheureusement la frontière est toujours fermée.

Jeudi 21 juillet

Nous téléphonons à Régis qui est surpris que nous lui disions que la frontière est fermée car il y a 2 jours elle était ouverte. Il va se renseigner mais si c'est le cas nous devrons rester une nuit de plus dans cet hôtel.
En attendant nous partons pour la journée pour les hauts plateaux andins et le désert d'Atacama, le désert le plus aride du monde. Premier arrêt à Toconao village indien situé à 2745 m, les maisons sont toutes construites avec une pierre volcanique blanche taillée, la liparite. 
La réserve de Soncor, avec sa lagune de sel, regroupe un nombre important de flamants roses et le paysage avec en arrière plan les volcans, est sublime.
Nous allons jusqu'à Socaire où l'église du village est entièrement en terre avec un toit de chaume.
Nous allons ensuite dans un canyon où sont gravés des dizaines de pétroglyphes représentants pour la plupart des animaux.
Anthony se prend pour Superman, mais en fait cette roche volcanique est toute légère !

En fin d'après-midi Régis nous confirme que nous devons rester une nuit de plus et si la frontière ouvre, envisager une location de voiture.
Nous avons de la chance qu'il y ait encore une chambre de libre car les touristes coincés à San Pedro à cause de la fermeture de la frontière, sont de plus en plus nombreux !

Vendredi 22 juillet

Ce matin nous changeons de chambre puis nous allons visiter la ville de San Pedro en attendant le coup de téléphone de Régis à 13 h. Nous en profitons pour réserver du surf sur sable pour Anthony. A 13 h Régis nous dit qu'il n'y a toujours pas d'ouverture de frontière de prévue, il va nous rappeler à 19h.
Il va nous falloir trouver une solution car nous ne pouvons pas rester plus longtemps ici, non seulement il n'y aura plus grand chose à faire et en plus c'est la ville pour touristes par excellence et tout y est hors de prix.
A 15h je pars avec Anthony dans la vallée de la mort où il va pouvoir faire le surf sur sable. C'est crevant car il n'y a pas de remonte pente, mais super, car même en cas de chute on ne s'y fait pas mal.
Pendant ce temps JP ne perd pas son temps, il va à la douane qui se trouve dans la ville (alors que la frontière est à 160 kms d'ici) et là il apprend que la frontière sera ouverte le lendemain matin mais seulement pendant une heure de 5 à 6 h du matin et en plus il faut s'inscrire ce soir à 21 h. Il retourne à l'agence de bus où la femme lui dit qu'elle connaît peut être un chauffeur qui pourrait nous conduire jusqu'à la frontière. Le gars est parti pour la journée à une centaine de kms d'ici mais revient ce soir.
Le surf terminé, il y a un petit pot offert en admirant le coucher du soleil à l'endroit où sommes allés hier.
JP reçoit l'appel de Régis et lui explique qu'il a peut être une solution, mais Régis doit savoir avant minuit si c'est bon ou pas, car il a 8 h de piste à faire pour nous retrouver de l'autre côté de la frontière. Il prend les coordonnées de l'éventuel chauffeur pour avoir plus de renseignements et celui-ci lui dit que nous devons le rejoindre à son agence vers 20h30.
Quand nous revenons, JP nous raconte tout ça, nous nous baladons un peu puis allons à l'agence pour voir le gars. Celui-ci n'est pas encore arrivé.
Le problème qu'il va y avoir c'est que celui-ci ne pourra nous conduire que jusqu'à 4 km avant la frontière. Ce qui est compliqué au Chili, c'est que les voitures qui ont l'autorisation de transporter des touristes, n'ont pas les autorisations nécessaires pour aller jusqu'à la frontière et encore moins la traverser.
Le gars arrive et nous confirme tout ça, mais nous avons tellement envie de quitter San Pedro et surtout de passer en Argentine que nous prenons le risque de faire ces 4 kms à pied avec nos bagages à 4300 m d'altitude et dans la neige. 
Mais tout à coup il nous dit que finalement ce n'est pas possible. On lui demande alors si il ne connaît pas un chauffeur qui pourrait nous emmener. Il nous dit d'aller à la douane demander une autorisation pour un véhicule. Un des gars de l'agence vient avec nous pour expliquer notre cas à la douane. Le douanier nous dit que nous pouvons revenir jusqu'à 11 h du soir avec le chauffeur, la voiture et nos passeports.
Retour à l'agence où entre temps nous croisons un gars dans la rue à qui le gars de l'agence demande si il veut bien faire notre chauffeur : un peu bizarre mais bon...
Notre nouveau chauffeur calcule le temps que cela va lui prendre car il travaille le lendemain après-midi mais finalement il est d'accord. Le gars de l'agence nous demande 250 euros, donne les clefs d'une voiture au chauffeur, lui explique comment fonctionne la voiture, car il ne la connaît pas, et lui dit qu'à la douane il doit faire comme si nous étions ses amis.
Et nous voilà repartis à la douane. Une douanière lui demande ses papiers, si c'est sa voiture et jusqu'où il compte nous amener. Il lui dit qu'il nous emmènera jusqu'à 4 kms avant la frontière et là elle lui dit : et après si ils meurent d'une crise cardiaque vous serez responsable. Et là le chauffeur ne sait plus quoi dire. JP lui explique que nous devons absolument passer en Argentine car nous avons un avion à prendre là-bas. Alors elle nous dit de venir le lendemain matin à 4h30, elle nous trouvera une voiture ou un bus qui nous prendra.
En attendant il est 22h45 et Régis attend notre appel pour partir. Nous demandons à notre chauffeur de nous ramener vers le gars de l'agence à qui nous avons donné l'argent pour le transfert. Nous le retrouvons et il nous dit qu'il viendra nous chercher demain à 4h à l'hôtel pour nous conduire à la douane et nous rendre une partie de notre argent.
A la réception de l'hôtel la fille nous dit que Régis a téléphoné 3 fois. Nous essayons de le rappeler, au bout d'une demie heure nous y arrivons et là il nous dit qu'il est déjà sur la route dans la montagne. Si nous ne trouvons pas de voiture il aura fait 8h de route pour rien mais il n'y a pas d'autre solution.
Nous préparons les sacs et espérons que nous ne serons pas dans des voitures séparées car nous avons tous un handicap : JP n'a pas de téléphone, Anthony comprend l'espagnol mais ne parle pas trop et moi je ne comprends qu'à moitié et ne le parle pas !

Samedi 23 juillet

4h15 le gars est là comme prévu, nous redonne une partie de l'argent et nous dépose à la douane. Nous espérons que la douanière de la veille sera toujours à son poste.
Nous entrons dans le bureau, une queue énorme de camionneurs attend les papiers pour le passage. La douanière est bien là et nous reconnait, elle nous dit d'attendre puis va chercher un policier, lui explique notre cas et va demander à un chauffeur de bus qui lui dit qu'il peut nous prendre : ouf ! mais quand il voit nos bagages il nous dit qu'il ne peut pas les prendre. La douanière va voir elle-même dans le bus. Pendant ce temps une autre de ses collègues nous demande ce qu'on fait là, JP lui dit qu'une femme s'occupe de nous, elle lui répond alors : ce n'est pas une femme c'est une fonctionnaire des douanes, il s'excuse en lui disant qu'il ne parle pas très bien espagnol.
L'autre revient et c'est bon : le chauffeur du bus veut bien nous prendre avec nos bagages mais il nous déposera 100 m avant la frontière car il n'a pas le droit de nous prendre. Nous montons donc comme des clandestins, à l'intérieur des gens, qui sont là depuis 3 jours, dorment sous de grosses couvertures, l'odeur n'est pas très agréable mais bon le principal c'est de trouver une place ! Je suis en bas et JP et Anthony à l'étage, les femmes me demandent de quel pays je viens. Pendant le trajet nous passons un col à 4700 m et il y a un peu de neige sur les bas-côtés mais rien qui ne permette pas de passer, la neige n'est qu'un prétexte, peut être pour enrichir un peu plus la ville de San Pedro qui du coup est bondée de touristes.
A une 100 de m de la frontière le chauffeur nous fait descendre. Nous retrouvons de jeunes françaises qui étaient bloquées comme nous et qui finalement ont trouvé un automobiliste qui a bien voulu les prendre. Elles nous disent qu'il faut aller au bureau d'immigration mais qu'ils ne sont pas commodes. En effet à peine franchi la porte du bureau, une jeune militaire nous ordonne de nous asseoir et nous demande comment nous sommes arrivés là. JP lui dit : en bus, elle lui dit : quel bus, on attend le chauffeur. JP commence à s'énerver, mais je lui fais un signe et lui dit de dire que nous sommes venus en voiture avec des amis qui nous ont déposés et que nous avons ensuite marché. Elle ne croit pas à cette histoire et va voir la fille qui tamponne les passeports. Cette dernière pose plein de questions à JP, quand soudain une autre femme entre en disant : votre femme et votre fils doivent sortir avec les bagages car quelqu'un vous cherche. Nous nous exécutons et retrouvons Régis. Au bout d'un moment JP sort enfin avec les passeports et nos sacs ne sont pas fouillés, ouf c'est passé ! nous sommes en Argentine. Régis est soulagé car il nous dit que nous avons eu de la chance qu'il y ait beaucoup de camions à contrôler car sinon ils nous auraient gardés jusqu'à ce qu'ils sachent comment nous étions venus et qu'ils auraient attrapé le chauffeur et lui aurait confisqué son bus. Cela se passe toujours comme ça à cette frontière.
Nous chargeons les sacs dans le 4x4 et allons boire un petit café bien mérité.
C'est parti pour 4 jours en Argentine, Régis qui est venu avec son fils Richard va nous conduire jusqu'à Salta où nous partirons avec Patrick jusqu'en Bolivie.
Nous passons par le petit village de Susques 3600 m,
le plus haut d'Argentine et ancien bastion des Indiens Atacama, qui s'y étaient établis de longue date avant la conquête espagnole, nous y déjeunons, visitons la petite église et ensuite c'est la route goudronnée pour rejoindre Salinas Grandes. Nous voici au milieu d'un des plus grands déserts de sel d'Argentine (1200 km2), un petit salar d'Uyuni. Nous en profitons pour nous amuser encore à faire des photos à effet.
Nous roulons ensuite sur une partie de la route 40, celle qui va jusqu'à Ushuaia quelques 4600 kms plus loin ! Arrêt dans une ferme où le propriétaire très bricoleur a fabriqué une antenne pour permettre de capter le téléphone, un four solaire, un garde manger en sel, une église meublée de bancs en cactus et une salle à manger où tous les meubles sont en sel.
Le soir nous nous arrêtons dans un sympathique gîte à San Antonio de los Cobres.

Dimanche 24 juillet

Ce matin 4 h de route jusqu'à Salta dans la vallée de Lerma, où retrouverons Patrick.
Nous visitons le site inca de Santa Rosa de Tastil, bâti en haut d'une colline d'où ils avaient une vue sur toute la vallée. Il reste encore les murets qui délimitaient les habitations et des dizaines de cactus.
Ensuite arrêt au village de Campo Quijano où il reste la première locomotive qui effectuait le trajet entre Salta et San Antonio, le train des nuages, train à l'époque le plus haut du monde.
Puis nous rejoignons Patrick qui sera notre guide jusqu'en Bolivie.
Il nous emmène déjeuner dans un super bon resto de Salta : La Posta, spécialisé dans les grillades.
Salta abrite quelques joyaux d'architecture coloniale comme le couvent San Bernardo,

l'église San Francisco et le Cabildo. A côté de la cathédrale, le musée archéologique de Alta Montana abrite 3 enfants congelés, de l'époque pré-colombienne. Ces enfants sont parfaitement intacts et ont été découverts en 1999 dans un site situé sur le volcan Llullaillaco à 6700 m d'altitude. L’hypothèse principale des historiens fait le récit de grandes cérémonies se déroulant à Cuzco au Pérou pour célébrer ces enfants choisis parmi les plus beaux des héritiers des plus grandes familles. Une fois la fête terminée, les enfants entamaient un long voyage dans les Andes en compagnie d’une délégation de nobles et des prêtres du soleil. Arrivés au sommet destiné à être leur tombeau, ils étaient revêtus d’une tunique d’apparat, l’unku, trop grande pour eux pour leur permette de continuer à grandir pendant l’éternité puis saoulés à la chicha pour les plonger dans un sommeil sans fin. Une fois les enfants endormis par l’alcool et le froid, on les disposait au fond de leur tombeau, décidant de leur position et disposant aux alentours de nombreuses figurines de bronze (poupées et lamas), et tout un trousseau comportant de très jolies pièces de tissus et d’orfèvrerie.
C’est ainsi que les archéologues les ont retrouvés 500 ans plus tard, naturellement momifiés par congélation.
En effet, le froid (il fait perpétuellement entre - 20 ° et - 30 ° au sommet du volcan), le manque d’oxygène et la sécheresse de l’air ont permis de conserver intacts les enfants. Ce phénomène était surement voulu par les Incas, une manière de rendre ces enfants réellement éternels, à jamais au sommet de ces montagnes sacrées reliant le terrestre au divin. (voir le site : http://www.tripteaser.fr/argentine/reportage/572/les-enfants-congeles-du-llullaillaco, pour plus de détails)
Cette visite est vraiment impressionnante et bouleversante.
Le soir nous allons flâner dans la rue Bolcarce où se trouvent un petit marché et un podium où se produisent des chanteurs et musiciens locaux.

Lundi 25 juillet

En route pour Purmamarca et la montagne aux 7 couleurs, Patrick (français installé dans la région depuis 17 ans) nous fait partager sa passion pour cette région de l'Argentine. Eclairée par le soleil, nous découvrons Purmamarca, perchée sur les flancs d'une montagne bien particulière : la montagne aux 7 couleurs. 
http://www.tripteaser.fr/argentine/reportage/572/les-enfants-congeles-du-llullaillacohttp://www.tripteaser.fr/argentine/reportage/572/les-enfants-congeles-du-llullaillacoshapeimage_65_link_0shapeimage_65_link_1
Les strates géologiques s'y succèdent et arborent autant de couleurs possibles et inimaginables : des rouges, ocre, verts, ardoise, jaunes, violets et blancs. La photo traditionnelle au bord de la route n'est pas terrible, encore heureux que Patrick en connaît les moindres recoins, il nous emmène faire le tour de cette montagne  où le spectacle est magnifique.
La route nous mène par Maimara, village au pied de la Quebrada où nous pouvons admirer la palette du peintre, plus loin c'est la jupe bolivienne.
Ce matin photo obligée au panneau du tropique du Capricorne à Huacalera.
Nous visitons ensuite le Pucara de Tilcara qui est une remarquable forteresse construite par les indiens Tilcaras.
Nous terminons la journée par les gorges du diable avant d'aller pour la nuit à Huacalera dans une estancia agricole de montagne où notre chambre est traversée par le tropique du Capricorne ! De quel côté vais-je dormir ?

Mardi 26 juillet
Ensuite arrêt à Humahuaca où le monument de l'indépendance est impressionnant avec un indien dominant la ville.
Puis nous arrivons à Quiaca, ville de la frontière avec la Bolivie, là nous avons de la chance nos passeports sont tamponnés de suite et nos sacs ne sont pas fouillés, nous passons côté bolivien dans la ville de Villazon. Patrick nous accompagne pour acheter nos billets de bus pour Tupiza et attend notre départ à 14h. Anthony râle car il ne trouve rien à acheter à manger et il meurt de faim. Le bus arrive et c'est assez folklo, les mammas arrivent avec d'énormes sacs, de gros bidons de lait et tout un bric à brac et tout ça doit rentrer dans le bus. Le trajet dure 2 heures, nous déposons nos sacs à l'hôtel et partons trouver à manger, surtout pour Anthony. Nous trouvons un petit bouiboui qui fait de la viande grillée. Puis nous nous baladons dans la ville. Tupiza est nichée dans une étroite vallée agricole arrosée par la rivière Tupiza et entourée par les montagnes de la cordillère des Chichas, qui est formée par des montagnes de couleur rouge. 

Mercredi 27 juillet

Nous nous promenons dans les petits marchés de la ville et réservons une balade à cheval dans les canyons environnants, pour Anthony.
L'après-midi pendant qu'Anthony part faire sa balade à cheval nous montons jusqu'à la statue du Christ qui domine la ville. Quand nous redescendons surprise : nous retrouvons à l'entrée d'un magasin, Betty qui est ravie de nous revoir et demande tout de suite où est Anthony. Cela nous a fait plaisir de la revoir.
Ce soir nous prenons le bus de nuit pour Potosi, départ à 22h et arrivée à Potosi à 5h30 du matin. La nuit dans le bus est froide et j'apprécie d'avoir sorti mon duvet, Anthony et JP se sont un peu gelés.

Jeudi 28 juillet

Nous arrivons à Potosi comme prévu à 5 h 30. Nous prenons un taxi pour aller jusqu'à l'hôtel qui se trouve en plein centre. Potosi, son nom vient du quechua Potosi qui signifie le tonnerre. Elle se trouve à une altitude de 4 070 m, c'est une des villes les plus hautes du monde, construite au pied du Cerro Rico, montagne de minerai d'argent qui domine la ville de ses 4 824 m. L'argent était extrait par le travail forcé des Indiens. La ville devient rapidement la ville la plus peuplée d'Amérique derrière Mexico, avec au moins 200 000 habitants. Cependant, des millions d'Indiens meurent à cause de problèmes respiratoires dus à la poussière dans les mines ou encore lorsqu'ils restent bloqués dans celles-ci après un éboulement. On dit que la quantité d'argent extraite des mines de Potosi suffirait à construire un pont au-dessus de l'Atlantique pour relier Potos∞ à la péninsule Ibérique, mais les ossements de mineurs morts dans des accidents y suffiraient également.
A 8 h 30 nous partons avec un guide visiter la mine. Nous devons mettre la tenue des mineurs.
Ce n'est pas une balade touristique, les mineurs travaillent réellement et il faut faire en sorte de ne pas les perturber. Nous achetons de la dynamite, des feuilles de coca, des bonbons pour ceux que nous croiserons en train de travailler. Ce sont des coopératives donc les mineurs doivent acheter eux-mêmes tout ce qui leur est nécessaire pour travailler : outils, dynamite...et produire un maximum. Avant la descente, ils doivent mâcher une centaine de feuilles de coca car la mine est à 4100 m d'altitude et durant leur journée de travail ils ne mangeront pas et la coca les aidera à ne pas ressentir la faim.
Ils peuvent commencer à y travailler à 14 ans jusqu'à environ 45 ans. Leur durée de vie est très courte, ils meurent souvent après 10 ou 15 ans de travail
Les accès aux différentes galeries sont parfois très difficiles : descentes dans des trous glissants à cause de la boue, il faut aussi s'aplatir contre les parois pour laisser passer un chariot qui passe à toute allure. Nous sommes contents d'en sortir au bout de 2 h !!
Les femmes ne descendent jamais dans la mine car elles portent malheur. Nous croisons une vieille femme qui casse des cailloux à l'extérieur, juste à l'aide d'une autre pierre car elle n'a pas les moyens d'acheter des outils.
L'après-midi visite de la ville entrecoupée d'une petite sieste pour les hommes (ça ne tient pas le coup !) qui sont un peu KO, JP à cause de l'altitude et Anthony qui a mal au dos (restes de sa rando à cheval).

Vendredi 29 juillet

Nous repartons pour une visite de la ville, quand tout à coup les rues se remplissent de mineurs qui manifestent, ils sont des centaines à défiler.
Soudain, nous voyons tous les gens qui courent en se bouchant les oreilles, nous faisons de même : les mineurs font exploser des bâtons de dynamite qui font un bruit d'enfer dans toute la ville. La manifestation dure jusqu'à l'arrivée du président de la république Evo MORALES qui vient pour une œuvre caritative.
A 15 h 15 nous prenons un taxi pour la gare routière où nous devons prendre un bus qui nous emmènera jusqu'à Sucre vers 20 h. Au terminal de bus une femme nous demande 2 bolivianos à Anthony et à moi pour pouvoir accéder aux bus et quand on lui demande pourquoi JP ne paye pas, elle nous dit que parce que lui il est grand ! Original mais bon ne cherchons pas à comprendre.
Dans le bus il y a de l'animation : 2 femmes se disputent car on leur a vendu la même place, le chauffeur arrête le bus et intervient pour les séparer. Finalement un homme laissera sa place. Chacun met sa musique à fond, c'est un joyeux bazar !
Nous arrivons vers 20 h à l'hôtel et sortons nous balader car la ville est super animée.

Samedi 30 juillet

Sucre est la capitale constitutionnelle de la Bolivie, et abrite le siège de la Cour suprême. La plupart des édifices sont blancs et datent des XVIIIe et XIXe siècles.
Nous visitons le marché où l'on trouve de tout, le parc Bolivar et le temple de la Merced d'où nous avons une vue magnifique sur la ville.
Le soir nous dînons à l'alliance française où nous discutons avec un couple de français qui se balade à travers la Bolivie et le Pérou, le repas est excellent.

Dimanche 31 juillet

A 9 h un chauffeur et une guide viennent nous chercher pour aller à Tarabucco, centre de collecte de produits agricoles en provenance des communautés de Yampara, un groupe ethnique qui a su préserver ses coutumes et ses tenues de couleurs. Le marché du dimanche matin est assez touristique mais en parallèle a lieu un marché de fruits et légumes assez intéressant. Il y a environ 70 km pour arriver à Tarabucco. Nous commençons la visite par le marché local où certains portent une sorte de casque ressemblant à ceux des colons espagnols.
A l'intérieur du marché Anthony filme, quand tout à coup il se prend un morceau de pomme de terre dans la figure. On n'a pas vu qui l'avait lancé, mais du coup il est ronchon pour tout le reste de la journée. Nous continuons par le marché touristique et la visite de la ville. Nous sommes de retour à Sucre vers 14h30 où nous nous reposons sur la place principale. Des petites filles qui vendent des journaux réussissent à redonner le sourire à Anthony qui leur pose plein de questions  sur ce qu'elles font, en fait elles vendent des journaux le dimanche pour aider leurs parents, elles sont soeurs, ont beaucoup d'autres frères et soeurs, leur maman ne travaille pas et leur papa est coiffeur.
Une dernière promenade vers le marché et le taxi nous emmène au terminal de Bus. Nous prenons un bus de la compagnie Eldorado pour La Paz, le bus est super, les sièges sont carrément couchettes, il y a du chauffage et on nous passe un film, de quoi passer confortablement les 12 h pour atteindre La Paz.

Lundi 1er août

Nous arrivons à 7h à La Paz où Marcello (notre chauffeur du premier jour) nous attend pour nous amener à l'hôtel Rosario dans le centre de la ville.
Nous prenons une douche, le petit déjeuner et nous partons pour le marché aux sorcières où sont vendus toutes sortes d’amulettes et de potions destinées à vous aider dans la vie. Grâce à elles, vous pourrez solliciter la Pachamama (déesse de la terre) et vous adresser à toutes sortes d’esprits bienveillants et malveillants qui font partie de l’univers aymara.
Les foetus de lama sont censés être enterrés sous la première pierre d’une maison en construction lors d’une cha’lla, une manière d’implorer la Pachamama et de porter chance à la maisonnée.
Chaque animal possède un ou plusieurs attributs bien particuliers, ainsi vous choisirez un puma pour sa force, une chouette pour sa sagesse, mais aussi un condor pour voyager en toute sécurité, une tortue pour garder la santé, une grenouille pour faire fortune. Ici la religion catholique se mêle à de telles pratiques, la culture Tiahuanaco et son culte du soleil ont persisté à travers les siècles.
Les rues environnantes sont remplies d'échoppes de toutes sortes. Anthony se commande un blouson en cuir sur mesure, le couturier lui assure qu'il sera prêt en fin d'après-midi, on verra bien.
Nous mangeons dans une petite gargote à 3 pour 7 euros et le tout super bon.
Vers 14 h 30 un chauffeur vient nous chercher pour aller à la vallée de la lune (eh oui ici aussi il y en a une !!) et à un mirador d'où nous avons une vue sur la ville entière.
A 17 h le blouson n'est pas encore fini il faut revenir à 19 h. Et à 19 h le blouson est prêt, impeccable pour 48 euros.
Nous dépensons nos derniers bolivianos et nous préparons nos sacs car le lendemain le départ pour l'aéroport est à 4 h du matin.

Mardi 2 août

Départ à 4 h. A l'aéroport premier problème, le gars ne  veut pas enregistrer nos bagages car c'est 23 kg et nous nous n'avons pas réparti le poids de façon égale dans nos 3 sacs, il ne veut pas en démordre il nous faut donc rouvrir les sacs et tasser le tout. Une fois que cela est fait il nous dit que nous devons changer le vol Miami-Paris car le vol au départ de La Paz a une heure de retard. Je lui signale que nous avons aussi un vol Paris Marseille qui doit aussi être pris en compte. Finalement il nous trouve un vol Miami-Londres et Londres Marseille. Nous devrons changer d'aéroport à Londres, c'est déjà pénible mais ce n'est que le début !!
Arrivés à Miami nous attendons 3/4 d'heure pour atteindre le guichet d'immigration et là : vous vous souvenez de la main de JP qui avait reçu la décharge électrique et qui de ce fait était recouverte d'eczéma ? Eh bien voilà, le douanier nous prend les empreintes, nous prend en photo comme à l'aller, mais là ne nous rend pas le passeport de JP et nous dit de faire la queue à un autre guichet, problème d'empreintes. Nous lui disons que nous avons un vol dans 1/2 heure mais ce n'est pas sont problème. Nous attendons une demie heure de plus pour nous entendre dire qu'il n'avait pas la machine pour les empreintes et que nous devons aller encore dans un autre bureau. Là il y a environ 70 personnes devant nous ! Une douanière nous demande si nous avons une correspondance, regarde nos billets et nous dit que nous devrons prendre un autre vol le lendemain, on râle mais elle n'en n'a rien à faire, il faut le passeport tamponné pour sortir de ce bureau.
Encore 1 h d'attente et un douanier appelle JP, il lui dit : eh mec qu'est ce que tu as fais avec ta main ? JP lui dit que c'est de l'eczéma, il lui dit tu fais quoi comme boulot ? JP lui dit que ça n'a rien à voir alors le gars tamponne le passeport et dit c'est OK. Tout ça pour ça et en attendant on n'a plus d'avion pour rentrer : de la folie on se croirait dans un mauvais rêve !
Nous récupérons nos bagages après avoir vu un type qui nous a dit que peut-être ils étaient déjà partis à Londres. Puis nous allons au comptoir d'American Airlines pour trouver un autre vol. La femme essaye tout pour nous trouver le trajet le plus rapide pour rentrer à Marseille mais pas de vol avant le demain 17 h 30 pour Paris et 13 h pour Marseille le jour encore suivant.
Mais cette fois nous avons la chance que la compagnie nous paye l'hôtel et en plus le Mariott avec une participation pour les repas. 
Bon, voyons le bon côté des choses, on ira visiter Miami demain matin !

Mercredi 3 août

Nous prenons un taxi pour aller à Miami Beach. La ville est très sympa mais ça change de la Bolivie, nous sommes passés de 4000 m à 20 m d'altitude et de 0 à 30° ! Anthony teste un Segway (Gyropode sur 2 roues qui permet de se déplacer)
Nous revenons en bus et repartons vers 14 h pour l'aéroport. On sélectionne les places 13 dans l'avion : chance ou pas ?
Le commandant annonce un problème mécanique, remplacement d'un fusible dans le cockpit : 1 h de retard encore une fois !

Jeudi 4 août

Nous arrivons enfin à Roissy mais pas encore à Marseille !
Nous récupérons nos bagages après un retard d√ à la panne du tapis roulant, et nous nous rendons de l'autre côté de l'aéroport pour nous enregistrer pour le vol de Marseille, tout semble OK un employé nous imprime nos cartes d'embarquement mais quand nous arrivons à l'enregistrement des bagages c'est reparti : le papier que nous avons comme billet ne leur convient pas nous devons aller au guichet d'American Airlines qui nous l'a réservé. Le guichet bien sûr est à l'autre bout de l'aéroport ! La femme nous dit : c'est pas grave vous prendrez le prochain vol et là nous sommes pris d'une folle envie de la passer par dessus le comptoir. JP reste là avec les bagages et nous partons à la recherche du comptoir American Airlines à 15 mn à pied de là. Nous expliquons ce qui nous arrive et la personne nous dit : mais non ce papier est bon. Nous lui demandons de joindre sa collègue d'Air France pour lui expliquer, ce qu'elle fait. Nous prenons la navette pour retourner à l'autre terminal et là c'est enfin bon. Nous montons dans l'avion et là encore une demie heure de retard à cause d'un bagage perdu ! A 15 h nous nous posons enfin à Marseille !
Beaucoup de problèmes d'avion et de frontières au cours de ce voyage, 
mais des paysages sublimes qui resteront à jamais dans notre mémoire et qui sont, pour le moment, les plus beaux que nous n'ayons jamais vu.